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Campagnes La séropositivité - n'en faisons plus un tabou - décembre 2009

Aujourd’hui en Belgique, le nombre de gays infectés par le VIH augmente chaque année. En moyenne, 1 gay découvre sa séropositivité chaque jour .

Si les avancées en matière de traitements contre le VIH sont indéniables et améliorent la qualité de vie des personnes séropositives, celles-ci continuent à subir de nombreuses discriminations.

Dans le milieu gay aussi, ces discriminations persistent. La volonté de ne pas associer systématiquement l’homosexualité avec le Sida a parfois poussé ce milieu vers l’extrême inverse : le silence et le déni. Les gays séropositifs sont encore rejetés, notamment lorsqu’il s’agit de relations sexuelles et/ou affectives et la séropositivité reste encore un sujet tabou.

Comment vous situez-vous par rapport à cette question ?

Quand vous rencontrez un nouveau partenaire, considérez-vous a priori qu’il est séronégatif ? Avez-vous déjà imaginé qu’un de vos amis vous dise qu’il est séropositif ? Comment réagiriez-vous si cela se produisait ? Pensez-vous que certains de vos amis sont séropositifs sans jamais avoir osé vous en parler ?Avez-vous déjà imaginé tomber amoureux d’un homme séropositif ? Pourquoi, malgré le nombre important de gays séropositifs, la séropositivité ne semble pas concerner les personnes qui fréquentent les associations et les établissements gays ?
Cette campagne a été réalisée grâce au soutien de GayPlus, groupe de travail mis en place par Ex Aequo et constitué de gays séropositifs.




La syphilis est parmi nous - janvier 2009

Pour plus d'infos sur la syphilis et les autres IST, cliquez ici


Quel suceur êtes-vous ? - octobre 2008



Apprenez quels risques liés au VIH/Sida et aux IST vous prenez lors de la fellation.


Comptabilisez le nombre de réponses a. b. ou c. et découvrez votre profil en fin de Quiz.

1) Vous avez trouvé un plan Q sur un site Internet. Malheureusement, il est plus cérébral que sexuel. Il vous parle de syphilis, gono, hépatite, herpès :

a. Alléluia ! En voilà un qui vous parle enfin d’IST transmissibles par fellation !
b. C’est quoi ces nouveaux concepts philosophiques ?
c. Vous ne l’avez pas fait venir pour l’écouter. Vous passez à l’action. Une petite pipe va le dérider.

Réponse/conseil
De nombreuses IST autres que le VIH/Sida sont facilement transmissibles par fellation (syphilis, chaude-pisse ou gonorrhée, hépatite). De plus, le fait d’être porteur d’une IST augmente le risque de contracter le VIH/Sida.

2) Depuis toujours, vous flashez sur le frère hétéro de votre meilleure amie. Un soir bien arrosé, il est devenu très gay-friendly et vous vous retrouvez chez lui :

a. Vous avez bu. Tailler une pipe la bouche imbibée d’alcool est plus risqué en matière de Sida : vous êtes prudent et vous renoncez.
b. Vous avez bu, vous vous contentez d’astiquer ses bijoux de famille.
c. Beurré ou pas, qu’importe, vous mettez un point d’honneur à entretenir le côté gay-friendly de votre nouvel ami en lui faisant découvrir vos prouesses orales !

Réponse/conseil
L’alcool peut irriter les gencives et créer ainsi des portes d’entrée pour les virus.

3)Vous masturbez votre nouveau copain et vous remarquez qu’il mouille abondamment :

a. Vous ne vous saviez pas si excitant. Vous le masturbez de plus belle.
b. Vous le léchez du bout des lèvres.
c. Super ! Vous adorez ça et léchez sans retenue.

Réponse/conseil
Le liquide séminal (= mouille) peut contenir du virus HIV en quantité moindre que dans le sperme et le sang, mais il est néanmoins contaminant.

4) C’est le matin. L’apollon à vos côtés n’attend qu’une petite gâterie orale. Bouche pâteuse, haleine de bique :

a. Vous préférez vous brosser les dents et vous abstenir de le sucer pour mieux l’embrasser.
b. Pas d’hésitation : action ! Après tout, sa queue n’a pas de nez !
c. Vous courez vous brosser les dents avec un dentifrice mentholé pour une sensation nouvelle. Il s’en souviendra !

Réponse/conseil
Il est conseillé de ne pas se brosser les dents avant de pratiquer une fellation car cela peut endommager les gencives et créer ainsi des portes d’entrée pour les virus.

5) Vous êtes dans le hammam d’un sauna gay, entouré par 4 mecs chauds. Vous pensez à votre fantasme de recevoir du sperme en bouche de plusieurs mecs à la fois :

a. Vous vous rappelez des risques de transmission Sida/IST d’un tel fantasme et vous embrayez sur une pratique moins risquée !
b. Vous voulez vous amuser mais sans trop de risques : vous sucez les gars autour de vous mais pas de sperme dans votre bouche !
c. Vous réalisez ce fantasme coûte que coûte et les 4 mecs jouissent dans votre bouche.

Réponse/conseil
Attention ! L’éjaculation dans la bouche vous fait courir un risque très important de contamination par le VIH/Sida et les autres IST. De plus, le multipartenariat augmente ce risque.

6) Dans la backroom d’un club, vous rencontrez un garçon à votre goût. Vous entreprenez de le sucer lorsqu’il met une capote :

a. Vous le sucez en pensant à un banana split.
b. Vous tentez de lui enlever la capote et de le sucer quand même sans qu’il éjacule.
c. Vous lui arrachez la capote avec les dents et le convainquez de se laisser sucer sans retenue, jusqu’à l’éjaculation.

Réponse/conseil
La capote est le seul moyen de sucer sans aucun risque.
Majorité de a : suceur éclairé.
Vous aimez la pipe et vous savez ce qu’il convient de faire pour qu’elle soit la plus safe possible: vous utilisez un préservatif ou vous évitez de sucer un partenaire dont vous ne connaissez pas le statut sérologique.

Majorité de b : suceur hasardeux.
Vous connaissez certains risques liés à la fellation mais pas tous et de temps en temps, vous vous laissez aller à des risques plus ou moins importants. Soyez donc plus vigilant !

Majorité de c : suceur casse-cou.
Vous sucez des mecs jusqu’à plus soif. Plusieurs à la fois si possible et en recevant du sperme en bouche. Attention ! vous prenez beaucoup de risques aussi bien en matière de VIH/Sida que d’ IST.

Conseils pour des fellations à moindre risques
Observez le pénis de votre partenaire avant de le sucer : boutons, plaies ouvertes, lésions, écoulement, etc. peuvent indiquer la présence d’une IST.
Ne pratiquez pas la fellation si vous si vous avez des blessures, aphtes, caries non soignées, boutons de fièvre, inflammations, etc. dans et autour de la bouche.
Ne recevez pas de sperme ou de liquide séminal en bouche. Si malgré tout vous en recevez du sperme , mieux vaut recracher. En effet, des irritations, blessures de l’œsophage ou de l’estomac peuvent être en contact avec le sperme et constituer ainsi une porte d’entrée pour les virus.
Le pénis ne se résume pas au gland. Ce dernier étant tapissé de muqueuse, c’est la zone la plus sensible et la plus à risque concernant la transmission du VIH/Sida. Vous pouvez dès lors, décider, de vous amuser en léchant d’autres zones pubiennes tout aussi érogènes.
Les préservatifs non lubrifiés et/ou parfumés sont davantage conseillés pour la fellation.

Deepthroat ou gorge profonde

La pratique du deepthroating consiste à prendre le pénis en bouche jusqu’à ce qu’il touche le fond de la gorge avec des mouvements de va et vient. Cette pratique hard peut créer des irritations et une abrasion des muqueuses facilitant la transmission du VIH/Sida et des autres IST. Utiliser le préservatif lors de cette pratique peut réduire les risques d’infections, particulièrement la gonorrhée et les chlamydia.


La Chaude-pisse - janvier 2008

Vous pissez des lames de rasoir ?

La Chaude-pisse ou gonorrhée est une IST* facilement contagieuse et de plus en plus présente chez les homosexuels masculins.

Elle se transmet très facilement par contact direct non protégé avec les sécrétions génitales, anales et orales (fellation, pénétration, baiser profond,…) d’une personne infectée.

Le préservatif en duo avec du gel lubrifiant est le meilleur moyen pour se protéger des IST.

La chaude-pisse, (appelée aussi blennorragie ou gonorrhée) est une infection bactérienne courante mais habituellement soignable facilement avec des antibiotiques. En 2006, environ 60% des infections à gonocoques dépistées concernent des rapports sexuels entre hommes*.

Les symptômes les plus fréquents apparaissent 2 à 7 jours après la contamination : brûlures en urinant, écoulement jaune verdâtre par la verge ou l’anus ainsi que des douleurs au méat urinaire. On peut également éprouver des maux au bas-ventre et parfois, de la fièvre. D’autres manifestations peuvent également survenir (par ex. pharyngite, arthrite).

Si vous constatez ces symptômes, il est important de consulter un médecin ou un centre de référence afin de réaliser un dépistage. Le dépistage de la gonorrhée se fait lors d’un examen médical avec prélèvement local et/ou analyse des urines. Il est également indispensable de s’abstenir de tout rapport sexuel durant le traitement et jusqu’à achèvement de celui-ci.
Attention ! Une IST peut en cacher une autre invisible et ou asymptomatique (par ex. la syphilis également en recrudescence chez les gays). Il est donc important de demander un dépistage des autres IST dont le VIH/Sida si vous vous faites dépister pour la gonorrhée. La présence d’une infection génitale peut faciliter la transmission du VIH.

*Selon le rapport annuel de l’Institut de Santé publique 2006.



Autres Campagnes
OPEN ou PAS ? Histoire(s) de couples - été 2007


Le couple ne protège pas du VIH/Sida.
Certains couples gays sont ouverts aux rapports sexuels avec des partenaires occasionnels, ensemble (plans à plusieurs) ou séparément. D’autres sont exclusifs, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de rapports sexuels avec d’autres partenaires.

En couple aussi, il est important de se rappeler quelques principes qui permettent de se protéger et de protéger son partenaire d’une infection par le VIH (ou par d’autres IST).

Un dialogue franc avec votre partenaire est indispensable afin de vous assurer que vous êtes sur la même longueur d’ondes et d’éviter tout malentendu. Des recherches ont montré que beaucoup d’infections au VIH avaient lieu au sein même des couples stables.

Ce dialogue doit vous permettre de répondre à certaines questions :

- Etes-vous un couple exclusif ou un couple ouvert aux partenaires extérieurs ?

- Quelle que soit la forme de votre couple, quelles mesures devez-vous prendre avec votre partenaire pour éviter une infection au VIH ou à d’autres IST ?

information complète sur notre page couple et prévention

*D’après l’enquête 2004 réalisée en Belgique francophone par Ex Aequo et l’Observatoire du Sida et des Sexualités auprès de 942 gays.




ici






La syphilis - janvier 2007
Aujourd’hui, la syphilis est l’IST la plus répandue chez les homosexuels masculins. Autrefois surnommée La Grande Simulatrice, elle peut passer inaperçue aussi bien dans son premier stade que dans le second.

1er stade : un chancre* apparaît 2 à 4 semaines ou+ après la contamination à l’endroit de contact avec la bactérie : pénis, bouche, anus, etc. C’est ce chancre qui est porteur de la syphilis et qui la transmet quand il est en contact avec une muqueuse. Ce chancre disparaît spontanément mais cela ne veut pas dire que l’on est guéri !

2e stade : des éruptions multiples apparaissent sur la peau et/ou sur les muqueuses. Ces éruptions sont également contagieuses. Attention la syphilis secondaire ne donne parfois aucun symptôme !

Sans traitement, la syphilis peut s’aggraver sérieusement.

La syphilis se transmet aussi lors de la fellation. Il est donc recommandé d’utiliser un préservatif lors de cette pratique.

Il est essentiel de demander son dépistage à chaque test VIH/sida et d’en parler avec son médecin.

**Lésion ou plaie indolore de la peau et des muqueuses (membrane qui tapisse certaines cavités du corps).

Vous trouverez également des infos sur la syphilis et les autres IST dans la rubrique IST et dans la brochure Testez-vous ! Les IST en question



Préservatif et Lubrifiant - Le couple idéal ! - octobre 2006
Pour une protection idéale, utilisez le préservatif avec un gel lubrifiant à base d'eau ou de silicone.

L'usage du lubrifiant avec le préservatif pour la pénétration anale est indispensable pour empêcher la déchirure de la capote mais aussi pour augmenter le confort de la relation.

Cette nouvelle campagne rappelle cette évidence sous forme de flyers, affiches et kits de prévention que vous pourrez trouver dans les bars et les associations.

Si vous souhaitez, vous pouvez-nous en commander par mail

Vous trouverez plus d'informations sur le lubrifiant ici



1 gay sur 10 est séropositif - juin 2006

1 répondant sur 10 à l’enquête est séropositif. Le but de cette campagne est d’interroger les homo/bisexuels sur leurs propres pratiques et de mener une réflexion sur les prises de risques.

A partir des différents résultats obtenus, nous avons mis en évidence ceux qui nous semblaient particulièrement importants : les relations anales non protégées, la question du couple « ouvert » et celle des infections sexuellement transmissibles (IST). Si la principale cause de contamination au VIH est due à des pénétrations anales sans préservatif, il est primordial de mettre en avant d’autres chiffres. Ainsi, la question de la protection lors de relations en dehors d’un couple stable est importante car on constate que des contaminations ont eu lieu suite à une relation à risques hors du couple. Dès lors, le message important à faire passer est celui de l’utilisation du préservatif pour les relations occasionnelles si la personne est en couple stable. Sans, bien entendu, émettre de jugement quant au fait d’être fidèle ou pas !
Enfin, la recrudescence des IST (gonorrhée et herpès surtout) très présente parmi les homosexuels (1 gay sur 6 en a eu une dans l’année), exigeait une communication.

Le leitmotiv de notre campagne, « 1 gay sur 10 est séropositif », a pour but de montrer que dans son parcours sexuel, un homosexuel rencontrera beaucoup plus de personnes séropositives que la moyenne de la population générale et aura plus de risques de se faire contaminer s’il ne se protège pas.

La campagne a été lancée lors de la Gay Pride, le 27 mai dernier, sous forme d’affiches, de cartes postales et de kits de prévention dans le milieu identitaire.

Gay Pride 2006
Des hommes, il y en a pour tous les goûts.
Des préservatifs aussi


A l'occasion de la dernière Gay Pride, Ex Aequo a rappellé que la diversité existe aussi dans la prévention. Après une animation autour de l'érotisation du préservatif réalisée durant la semaine arc-en-ciel, nous avons proposé une image de la capote festive, joyeuse et colorée.


Le Sida ? On en a trop entendu, trop vu et trop parlé ! - avril 2006
L’épidémie si visible il y a une dizaine d’années, n’est plus « vendable » aujourd’hui. Dans l’esprit de beaucoup de personnes, le sida est devenu une maladie comme les autres. On préfère la tenir à l’écart de soi en se voilant la face tout en continuant à prendre des risques. C’est particulièrement vrai pour le milieu gay où la prévention est devenue accessoire, secondaire, presque honteuse. Parler du sida, c’est troubler la fête, c’est casser l’ambiance.

Ex Aequo a lancé en avril dernier une campagne contre cette indifférence qui semble désormais généralisée. Basée sur le dicton d’origine chinoise "Je ne vois rien, je n'entends rien, je ne dis rien" souvent représenté par trois singes se couvrant avec leurs mains, leurs yeux, leurs oreilles et leur bouche pour désigner les personnes qui ne veulent pas s’impliquer, cette campagne propose une prise de conscience par rapport à l’existence toujours bien réelle de l’épidémie et sur l’importance de la regarder en face.

Pour que le sida, on continue à en parler et qu’on cesse de détourner le regard.
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