Je viens d'apprendre ma séropositivité


1000 questions se bousculent dans votre tête
- Suis-je déjà malade?
- Quel type de suivi médical dois-je entreprendre?
- Vais-je devoir prendre tout de suite un traitement? Et avec quels effets secondaires?
- A qui le dire?
- Quelles seront les conséquences du VIH sur ma sexualité?
Se donner du temps
Même si face au diagnostic de séropositivité, chacun réagit différemment ; certaines réactions ou sentiments sont fréquents : incrédulité, tristesse, colère, refus et découragement se mélangent souvent lors des premières semaines ou des premiers mois… C’est évidemment le temps qui permet de mieux digérer la nouvelle, et d’aborder les choses plus sereinement.

Quelle espérance de vie?
Généralement, une personne séropositive met des années avant de développer des problèmes de santé. C’est en prenant en compte divers éléments médicaux[1] qu’un pronostic sur votre état de santé pourra peut-être donné par votre médecin.

Il faut savoir que l’absence totale de suivi médical d’une personne séropositive, et de mise sous traitement au moment opportun, aura de très lourdes conséquences en termes de santé. Sans l’aide des traitements anti-rétroviraux: après quelques années, la plupart des personnes développeront des problèmes de santé de plus en plus sévères, dans ce contexte, le pronostic d’un décès arrivant en moyenne après 10 à 15 ans.

Suivi médical = qualité de vie améliorée
Il est donc très important d’entamer dès à présent un suivi médical spécialisé, car seul celui-ci permettra de ralentir efficacement l’évolution naturelle de l’infection et d’augmenter l’espérance de vie et la qualité de vie des personnes porteuses du VIH.

A qui le dire ?

Les proches

Face au diagnostic de séropositivité, le soutien de proches est parfois très précieux : famille, amis. Mais aucune obligation en la matière : choisissez à qui vous voulez le dire, et assurez-vous de la discrétion de ces personnes.

Les partenaires sexuels

Il est important d’informer votre partenaire sexuel, ainsi que les autres partenaires avec qui vous avez pris récemment des risques, afin qu’ils procèdent eux-mêmes au dépistage du VIH. Le médecin (généraliste ou infectiologue) peut vous aider dans cette démarche.

Au travail

Il n’est absolument pas nécessaire d’informer votre employeur de votre séropositivité: à cet égard en Belgique, des lois protègent toute personne contre des discriminations fondées sur leur état de santé notamment dans la sphère professionnelle.

A part quelques situations exceptionnelles (par ex. : mission dans un pays étranger qui exige une preuve de la séronégativité pour octroyer un permis de travail), rien ne vous empêche de continuer à assurer normalement votre travail.





[1] Liés notamment à votre état de santé préalable, au fait que le virus ait été diagnostiqué rapidement ou tardivement après votre contamination, au type de virus contracté et aux résistances potentielles aux traitements que ce dernier présente.